« Seeds by Seeeds » est la première exposition de la galerie. Seeeds présente les œuvres de neuf photographes sur le thème commun de la graine. Le propos est à la fois politique, philosophique et poétique, servi par des écritures singulières pour le plus grand plaisir de nos yeux. Bonne visite de l’exposition…

« Seeds by Seeeds » est la première exposition de la galerie Seeeds. Elle présente les œuvres de neufs photographes sur le thème commun de la graine. Le propos est à la fois politique, philosophique et poétique, servi par des écritures singulières pour le plus grand plaisir de nos yeux. Bonne visite de l’exposition…

ÉLOGE DE LA SIMPLICITÉ – Amélie Chassary –

«Si beau, le visage ovale de ce melon pourrait devenir reine !» Bashô

La nature est une poésie des plus émouvantes. Émerveillée par la richesse qu’elle nous offre dans sa biodiversité, je choisis dans cette série de faire l’éloge du fruit. L’essence même de ces photographies est d’observer avec subtilité et de dévoiler avec simplicité son élégance dans ses formes et ses couleurs.

30cm x 40cm : Édition 2/7 : 800 euros (encadré) 600 euros (non encadré)
45cm x 60cm : Édition 1/5 : 1200 euros (encadré) 900 euros (non encadré)

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30cm x 40cm : Édition 1/7 : 800 euros (encadré) 600 euros (non encadré)
45cm x 60cm : Édition 4/5 : 1872 euros (encadré) 1500 euros (non encadré)

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30cm x 40cm : Édition 1/7 : 800 euros (encadré) 600 euros (non encadré)
45cm x 60cm : Édition 2/5 : 1200 euros (encadré) 900 euros (non encadré)

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30cm x 40cm : Édition 1/7 : 800 euros (encadré) 600 euros (non encadré)
45cm x 60cm : Édition 1/5 : 1200 euros (encadré) 900 euros (non encadré)

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‘ET GRAINER’ – Virginie Garnier & Natacha Arnoult –

Virginie Garnier, artiste photographe, et Natacha Arnoult, artiste plasticienne, se questionnent sur les symboliques et croyances ancestrales de différentes cultures pour écrire une première série sur les Graines, qui fait écho à l’actualité ainsi qu’aux problèmes écologiques et spirituels contemporains. La graine est une parabole pour parler de liberté, de condition féminine, d’immigration, de fécondité ou encore de sécurité alimentaire.

Semence nourricière, la graine est le point de départ, minuscule, fragile et indestructible, de la vie. Elle est le symbole du renouveau éternel. La graine est par essence libre. Cultivée ou non, elle trouvera toujours un terrain ou un nid qui permettra à la nature d’éclore là où les conditions paraissent les plus hostiles.

Croyances populaires et spirituelles prêtent à la graine des vertus divines : graines de sésame symboles d’immortalité, melon rond comme la lune symbole de régénération par ses très nombreux pépins, graines germées de petits pois symboles de renouveau, fèves premiers dons de la terre au printemps, graines de pébé porteuses de chance… ‘Et Grainer’ expose les graines nues, sous forme de totems, de chapelets, de bijoux précieux ou de jeunes pousses.

‘la Bascule’ La graine de lin, l’Européenne, repose sur la graine de Paradis, l’Africaine, issue de la gousse de Kokorima, et considérée comme un trésor en Ethiopie. Serait-ce une invitation à se représenter la fragile coexistence desécosystèmes et la pérennité des cultures de graines ancestrales ? ou la coexistence et le métissage des cultures ?

‘l’Invitation’ Que l’on veuille y voir un geste de révolte, de paix, de bénédiction, de protection, d’ouverture au monde, ou encore un geste divinatoire, la main est un instrument de langage symbolique. Recouverte de graines de sésame noir, symbole d’immortalité, la main tendue vers le ciel comme un talisman représente la main accueillante et nourricière et appelle à la conscience d’aujourd’hui et de demain. Notre Eve, aux couleurs du berceau de l’humanité, affirme son désir de liberté et nous tend la main pour construire un monde meilleur.

40cm x 60cm (format de chaque image à l’unité) : Édition 1/5 : 800 euros
24cm x 30cm (format de chaque image pour le dyptique : Edition 1/5 : 900 euros

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‘la Prière’ Dans la plupart des traditions religieuses, la main égrène avec lenteur le chapelet au rythme de la méditation ou de la prière.
Composé de graines ou de noyaux enfilés sur un fil, le chapelet forme un cercle, le cercle de l’humanité.

24cm x 36cm (format de chaque image) : Édition 1/5 – 900 euros les 3 images

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‘L’Équilibre’ Graines, grains, noyaux, pépins ont permis de nourrir l’humanité bien avant la naissance de l’agriculture. Aujourd’hui, alors que les géants industriels ont la main basse sur les semences, bien se nourrir devient un luxe.
L’essor de la cueillette sauvage et des banques de graines nous montre combien ces grains sont précieux ; nous devons préserver la diversité des écosystèmes, où les graines, véritables richesses ancestrales, co-existent dans un équilibre naturel et toujours fragile.
La graine est libre. C’est un message d’espoir pour les 113 millions de personnes dans le monde qui souffrent d’une absence de sécurité alimentaire et pour nos sociétés qui doivent renouveler leur modèle agricole et leur façon d’être au monde.

60cm x 90cm : Édition 1/5 : 1000 euros

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‘les précieuses’ Bracelets de fèves et de haricots s’arborent telle une parure précieuse. La masse d’une graine varie si peu qu’elle sert de mesure pour l’or et les pierres précieuses. Le carat (0,2 g) est à l’origine la masse d’une graine de caroube.

‘le cycle’ Rond comme la lune, le melon, avec ses très nombreux pépins – et donc semences – est symbole de régénération, de réussite. Il représente le ventre fécond de notre Terre-mère.

40cm x 60cm : (format de chaque image à l’unité) : Édition 1/5 : 800 euros

24cm x 30cm : (format de chaque image pour le dyptique : Edition 1/5 : 900 euros

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‘l’Éclosion’
La pousse naît de la graine. Ode au printemps, la pousse de petit pois évoque l’éclosion de la nature et le cycle des saisons. Elle signifie renouveau et espoir.

IN SITU – David Japy –

Équipé d’une simple toile noire, David a réalisé tous ces clichés au gré de promenades dans différents lieux ; de la Grèce à la Bretagne en passant par la Haute-Savoie. Sans couper une plante, sans interférer dans la façon imparfaite et harmonieuse dont la nature se compose d’elle-même, domptant la lumière du jour, il a figé les plantes à un instant de leur cycle de vie. Ainsi la gentiane, après avoir donné toute sa vigueur relâche ses feuilles fanées pour mieux renaître.
Cette absence d’artifice et la volontaire sous exposition des clichés invitent à pénétrer avec lenteur dans l’univers contemplatif de David . Texte : Natacha Arnoult

Tirée par Jean Francois Bessol du Laboratoire Dupon – Phidap.
30cm x 40cm : Édition 1/6 : 600 euros

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Tirée par Jean Francois Bessol du Laboratoire Dupon – Phidap.
30cm x 40cm : Édition 1/6 : 600 euros

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Tirée par Jean Francois Bessol du Laboratoire Dupon – Phidap.
30cm x 40cm : Édition 1/6 : 600 euros

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Tirée par Jean Francois Bessol du Laboratoire Dupon – Phidap.
30cm x 40cm : Édition 1/6 : 600 euros

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Tirée par Jean Francois Bessol du Laboratoire Dupon – Phidap.
30cm x 71cm : Édition 1/6 : 750 euros

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LA TERRA É VIVA. LA TERRA É FERTILE – GIOVANNI AMBROSIO –

La terra è viva. La terra è fertile. est un chapitre de Ius Soli, un projet de photographie documentaire sur l’archéologie du présent, à travers la tentative de narration de la complexité d’une aire géographique dénommée Zone Rouge : 18 villes autour du Vésuve, le plus grand volcan actif en Europe continentale. Là où la fertilité est une des valeurs fondamentales qui expliquent la densité de population sur une terre vouée à la catastrophe. C’est cette même catastrophe qui rend la terre fertile. La forme la plus simple de visualisation de l’idée de fertilité est la nourriture. Les produits de la terre et ensuite la cuisine. Luigi Cippitelli, chef pizzaiolo, compose ses recettes exclusivement à base de produits vésuviens, répète constamment la phrase : « il Vesuvio vive. »

Lorsque l’on parcourt la terre à la recherche de traces, de signes et de ruines, d’indices, de restes et de signaux, c’est l’acte de prélever qui compte. C’est cueillir en surface et dans les profondeurs des excavations. Une fois que l’on est prêts à tout disposer, à organiser, à interroger, à produire une nouvelle matière, on passe à l’acte de condere (lat.) : fonder, créer, composer, décrire, raconter, ensevelir, planter, immerger, mettre à l’abri. On jette des graines, sur une autre terre et celles-ci forment une constellation, le temps qui précède la disparition dans la terre.

Graines, en italien se traduit, par semi, et donc, semence, fertilité et naissance.

Chapitre 1 : la terre est fertile, elle accueille les graines, elle produit les graines.

La terre est trempée, la terre absorbe. De jour, les traces d’un rite spontané de fertilité de la terre : les mouchoirs abandonnés après des amours consommés en voiture, le long des routes qui montent vers la montagne (c’est comme cela que tout le monde appelle le complexe Somma-Vesuvio). Vont-ils germer? La fertilité est ancrée dans la lave qui solidifie après l’éruption. Les graines de la renaissance en terre brulée sont apportées par les herbes et les plantes pionnières : sur la lave, elles permettent la formation de la flore et puis, avec les années, la renaissance de la végétation.

La terra è fertile. Chap 1 : lot de 3 photos Édition 1/3 : 1000 euros
Tireur : Luigi Fedullo Fine Art Lab, Napoli
60cm x 40cm (marges blanches)
36cm x 24cm
60cm x 40cm (marges blanches)

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Chapitre 2 : Centogiorni, petits pois.

Les graines sont des formes rondes, des particules petites d’un tout vaste et infini. Des éléments de constellation. Comme les grains de sable, les graines du temps. Un produit oublié de l’histoire de la culture en zone vésuvienne a cette forme sphérique : les petits pois appelés 100 jours (i centogiorni). Cent jours s’écoulent depuis la pose de la graine à la récolte du fruit. Les Centogiorni étaient une variété très répandue jusque dans les années soixante-dix, puis le déclin a commencé : le marché a demandé des variétés plus productives, adaptées à la transformation (pois congelés et en conserve) et à la culture mécanisée. Le petit pois centogiorni n’a survécu que dans les jardins familiaux. Sa semence a été transmise de génération en génération par quelques agriculteurs et est stockée dans la banque du germoplasme horticole. Au cours des dernières années, un Présidium a été créé pour sauvegarder et promouvoir cette variété, actuellement cultivée dans de très petites parcelles. Un jour, à Torre Annunziata, ville vésuvienne du côté de la mer, j’en ai acheté. J’ai décidé de les cuisiner moi-même et d’aller les manger au milieu des herbes qui envahissent le jardin de la maison de la famille de ma mère, jadis cultivé par mon grand-père, laissé à l’abandon après sa mort, à cause de la graine de la discorde : le partage de la propriété de la terre et du bâtiment construit sur celle-ci, constitué de six appartements destinés à cinq enfants. J’ai conservé les cosses.

Centogiorni. Chap 2 : lot de 6 photos Édition 1/3 : 1300 euros
Tireur : Luigi Fedullo Fine Art Lab, Napoli
74cm x 111cm
35cm x 50cm
30cm x 40cm (marges blanches)
20cm x 13cm
20cm x 30cm
20cm x 30cm (marges blanches)

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Chapitre 3 : Pellecchielle : les abricots.

Puis-je planter des graines ? J’ai retrouvé un noyau d’abricot, c’est le grand fruit de la zone vésuvienne. La variété dite pellecchiella a des nuances rouges sur son corps rond. Raffaele, producteur local de vin, me montre ses terres où il cultive un cépage spécifique de la zone vésuvienne : la Catalanesca. À côté, en plein été, je perçois tous les abricotiers chargés de fruits, non récoltés, le sol est jonché de fruits tombés et pourris. Raffaele n’est pas jeune et n’arrive pas à s’en occuper. Malgré la qualité des fruits, au marché il ne pourra pas les vendre plus chers qu’un ou deux euros le kilo. Les industries de jus de fruits offrent 8 centimes d’euros le kilo. Une journée de travail d’un récolteur coûte une cinquantaine d’euros. Voilà que les fruits pourrissent là où ils naissent. J’en ai récolté et fait sécher certains, c’est aussi un produit d’hiver, une fois que le soleil a fait partir l’eau. J’ai lu que contrairement à d’autres noyaux, celui de l’abricot peut être planté et peut donner naissance à une plante. J’ai donc planté un des noyaux que j’ai récoltés. Il est maintenant en attente de germer.

Pellecchielle. Chap 3 : lot de 5 photos Édition 1/3 : 800 euros
Tireur : Luigi Fedullo Fine Art Lab, Napoli
30cm x 20cm (4 images)
40cm x 60cm (1 image)

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Chapitre 4 : Piennolo, les tomates d’hiver..

J’ai voulu semer, planter, faire revivre la terre. Je n’ai pas pu. Je voulais planter des tomates, comme tout le monde, mais les graines ne sont pas en libre circulation, tout le monde achête des petites plantes déjà germées. Elles n’ont rien donné. Par hasard j’ai rempli un pot avec de la terre prise dans le jardin de mon grand-père. Dans celui-ci spontanément une plante de tomate est née. Elle a donné une tomate sortie de l’archéologie de la terre. Chez mon père cet hiver, j’ai trouvé un Piennolo, c’est une grappe de tomates du Vésuve qu’on laisse pendre pendant l’hiver jusqu’au mois de février. Elles ne sont pas sèches, elles ne sont pas fraîches. C’était un produit oublié, redécouvert par la nouvelle agriculture en quête de produits identitaires. Mais rares sont les tomates nées des graines vue la demande grandissante sur le marché. Luigi Cippitelli me raconte le rituel de ce producteur qui élève ces tomates du Piennolo à partir des graines : le matin, il découvre la semence pour qu’elle prenne le soleil, le soir la recouvre de terre pour la protéger du froid, comme un enfant.

Piennolo. Chap 4 : lot de 3 photos Édition 1/3 : 650 euros
Tireur : Luigi Fedullo Fine Art Lab, Napoli
50cm x 35cm
20cm x 30cm
30cm x 45cm (marge blanche)

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PIXELS – Stéphane Bahic –

Photographie ou dessin au fusain ? Noir et blanc ? L’œil se pose et se repose, sur un ananas comme un buisson ardent, une carotte suspendue à ses fanes, une salade qui n’en fait pas, une grappe sans tomates tel un insecte rampant. Fruits et légumes inanimés, avez-vous donc une âme ? Elle est là, palpable, évidente malgré l’abstraction formelle. Par le choix des couleurs, le végétal prend vie. De petits pixels chromatiques s’échappent de la nature morte, grains de pollen emportés par le vent pour aller fertiliser des terres nouvelles. À chacun ses pantones, l’essence précède l’existence. L’ananas redresse la tête, la carotte se déploie, la batavia se met à respirer, les tomates disparues se réincarnent.Stéphane Méjanès (journaliste)

OILS (and Disorders) – Caspar Miskin –

Le Cannabidiol ou CBD, dérivé du cannabis, n’a pas de propriétés psychoactives contrairement au plus connu cannabinoïde THC. Mais avec ses attributs potentiellement thérapeutiques, il séduit de nombreuses personnes, notamment celles qui souffrent de graves troubles mentaux ou neurologiques. Ceci a lancé une tendance avec des produits allant des smoothies aux sucettes en passant même par des tampons au CBD, avec une croissance estimée à 20 milliards de dollars d’ici 2024 rien qu’aux États-Unis.
Lorsque vous avez des proches atteints d’une maladie telle que la fibromyalgie, constamment en quête d’informations sur leur affection et d’espoir pour un traitement, vous ne pouvez qu’espérer avec eux. Le CBD semblerait pouvoir être une réponse avec peu d’effets secondaires ou de risque de dépendance, qui profitent aux sociétés pharmaceutiques. Mais malheureusement, lorsqu’il y a autant d’argent et de marketing en jeu, on ne peut s’empêcher d’être un peu sceptique.
En réalité, nous n’avons pas assez de preuves pour savoir si cela fonctionne mais, d’une certaine façon, disposer de peu de connaissances signife aussi que tout le potentiel du CBD reste à découvrir.

« The brain is about a symphony and CBD can bring the entire symphony into harmony. » Yasmin
Hurd, neuroscientist Ð The New York Times.

13:1 CBD / THC devrait être bénéfique pour la fibromyalgie, l’épilepsie, les spasmes musculaires, la maladie de Parkinson.
110cm x 85cm : Édition 1/3 : 1500 euros

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13:1 CBD / THC devrait être bénéfique pour la fibromyalgie, l’épilepsie, les spasmes musculaires, la maladie de Parkinson.
110cm x 85cm : Édition 1/3 : 1500 euros

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8,5:5 CBD / THC devrait être bénéfique comme anti-inflammatoire, pour les migraines, la dépression, l’anxiété.
110cm x 85cm : Édition 1/3 : 1500 euros

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12,5:1 CBD / THC devrait être bénéfique pour l’anxiété, le TDA/TDAH, la dépression, l’épilepsie, la douleur chronique.
110cm x 85cm : Édition 1/3 : 1500 euros

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PORTRAITS DE GRAINES – Thierry Ardouin –

Les semences utilisées en agriculture doivent respecter des règles de standardisation et être inscrites au Catalogue Officiel des Espèces et Variétés. Les agriculteurs qui produisent des légumes ou bien des céréales destinés à l’alimentation humaine ont l’obligation de recourir à ces semences certifiées et doivent les racheter chaque année, car la plupart sont des hybrides, donc non reproductibles. La plupart sont aussi colorées, enrobées de produits phytosanitaires souvent systémiques pour favoriser la germination et repousser les prédateurs (champignons, parasites, insectes, oiseaux).
En marge de ce circuit officiel, différents réseaux et associations revendiquent la libre circulation des graines, ainsi que la liberté de leur reproduction et contribuent ainsi au maintien des variétés anciennes en les commercialisant à leurs risques et périls ou bien en les échangeant.
Nous sommes donc dans une opposition frontale, avec d’un côté des semences certifiées, standardisées, légales qui produisent des légumes de même forme, de même calibre, de couleur semblable. Et de l’autre des semences de variétés paysannes, naturelles, adaptées à leur terroir, librement échangées et produisant des légumes aux formes variées, au goût savoureux, de facto illégales.
Au-delà de cette « guerre des graines » toutes les semences utilisées dans l’agriculture moderne sont issues de variétés sauvages. Et c’est parce que depuis des centaines d’années, l’homme sélectionne avec soin, et échange en toute liberté les variétés les plus adaptées à son terroir que nous bénéficions d’une telle diversité.
La graine est une merveille d’apparence. Elle est une perfection de forme et de couleur. Elle possède une morphologie à la fois nécessaire et bizarre, propre à susciter l’étonnement, l’interrogation ou la contemplation. Choisies, éclairées et cadrées avec le plus grand soin, ces graines perturbent notre subjectivité : elles deviennent des symboles qui, loin d’une image générique, interrogent notre rapport à l’origine.

« Et en effet, sur la planète du petit prince, il y avait comme sur toutes les planètes, de bonnes herbes et de mauvaises herbes. Par conséquent de bonnes graines de bonnes herbes et de mauvaises graines de mauvaises herbes. Mais les graines sont invisibles. Elles dorment dans le secret de la terre jusqu’à ce qu’il prenne fantaisie à l’une d’elles de se réveiller ».

Oryza sativa L. Famille: POACEAE. Nom commun: graine de riz poli variété rouge
Piper nigrum L. Famille: PIPERACEAE. Nom commun: graine de poivre noir
Daucus carota L. Famille: APIACEAE. Nom commun: graine de carotte
Beta vulgaris L. Famille: AMARANTHACEAE. Nom commun: graine de betterave
Numéroté : 1/3 : 3300 euros

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SEEDS – Philippe Vaurès Santamaria –

Des surfaces craquelées, comme fissurées, gercées. Des textures rugueuses, presque râpeuses, des tonalités minérales comme si elle avaient été fanées par un soleil cru. À partir d’un essentiel lié à la sédentarisation de l’homme, retrouvant les codes ancestraux d’une alimentation de base, Philippe Vaurès Santamaria évoque l’aridité. De l’eau, des céréales broyées à la main, gestuelle millénaire partagée par tous les peuples de tous les horizons, et le temps.
Les heures qui défilent sur ces amas laissés tels quels au jeu de l’air et de la lumière. Et déjà se dessinent les contours secs et racornis, les aplats torturés et déshydratés de matières désolées comme épuisées. À l’image de nos terres trop labourées, fatiguées d’être sollicitées pour répondre à la folie productiviste mise en place dans la deuxième moitié du XXème siècle. Une sécheresse synonyme d’austérité qui nous place face à l’indifférence d’un système qui nourrit en même temps qu’il détruit. Un regard qui interroge la nécessité d’une autre relation à la terre.

THE ART OF THE POSSIBLE – CARROT – Cristina Jacob-

Toute chose en ce monde commence par une graine. Le processus de genèse et d’évolution à partir d’un objet apparemment insignifiant ouvre un monde de possibilités sans limites. Les graines sont à la base de l’alimentation dont toute vie humaine dépend. Ces trois photographies sont issues d’une série de six images montrant l’interaction du temps et de la libération. Chaque graine est source de possibilité. La graine doit faire son chemin à travers la lumière, l’eau et l’amour avant de trouver sa forme finale.

Amélie Chassary vit et travaille entre Paris et la Bourgogne. Diplômée en 2005 de l’école d’art ESAG Met de Penninghen, Amélie démontre dans son approche de la photographie l’importance de ses études académiques en dessin et peinture. La photographie est pour elle une forme de résistance : « M’éloigner quelques instants de la part de superflu dans notre société en allant chercher l’émerveillement dans ce qui est beau et vrai. »
Virginie Garnier est née à Nice et vit à Paris depuis vingt ans.
Photographe indépendante autodidacte, elle est spécialisée dans la photographie culinaire, les voyages, le portrait et la nature morte. Les images de Virginie reflètent sa profonde affection pour la lumière naturelle et les compositions simples. Elle aime capturer la poésie d’un détail et la simplicité d’une ombre portée, à la fois sur une assiette et sur un visage, appréciant particulièrement le charme des petits accidents. Virginie travaille pour la presse, l’édition et la publicité.

Natacha Arnoult est née dans le centre de la France et vit à Paris depuis quinze ans, après avoir passé quelques années à New York. Artiste plasticienne, elle travaille comme styliste culinaire et déco pour la presse, l’édition et la publicité. Passionnée par toutes les formes d’art, qui permettent d’appréhender le monde sous différents angles et de rêver, par les rencontres, les traditions, les cultures et les rituels qui racontent des modes de vies, ainsi que par la nature, source d’émerveillement, elle poursuit un travail de recherche artistique. Sensible à la lumière naturelle et à la simplicité, elle travaille de façon instinctive et intuitive.

David Japy est photographe. Il vit et travaille à Paris.
Après des études scientifiques, il se dirige vers la photographie. Issu d’une famille où se côtoient l’art et la cuisine, la photographie culinaire s’impose rapidement dans son exercice professionnel.
David travaille principalement en lumière du jour. Il a de nombreuses références en presse et édition.
Né à Naples, il vit à Paris. Ses projets personnels sont fondés sur les structures formelles de la photographie d’art avec des variations de contenu et d’argumentation. Il développe également un ensemble d’œuvres qui s’appuie sur la peinture minimaliste, le geste et la photographie. Ses commandes peuvent également, et parfois simultanément, l’amener à travailler comme directeur artistique, écrivain et graphiste.
Créateur de la la galerie Seeeds et photographe de nature morte et de portrait depuis plus de vingt ans, Stéphane Bahic vit et travaille à Paris. Ses images sont publiées dans les magazines, les livres consacrés à la cuisine et apparaissent dans de nombreuses campagnes de communication. Il s’attache jour après jour à promouvoir la photographie culinaire comme une photographie d’auteur reconnue comme telle.
Photographe danois, il vit et travaille à Paris.
Ancien chef de cuisine, il est devenu photographe spécialisé dans la gastronomie. Ses origines scandinaves l’accompagnent et l’inspirent pour produire des œuvres pleines de simplicité, proches du minimalisme.
Thierry Ardouin travaille sur les liens qu’entretiennent l’homme et son environnement. Il guette la lumière, la nature et leurs correspondances secrètes. Aux aguets des quelques secondes où elle deviendra le reflet d’une émotion intérieure. Chambre, moyen format, sténopé, cyanotypes, il privilégie les outils photographiques les plus adaptés à ses sujets et s’ils exigent du temps, en laisse aussi pour songer à l’image. Une manière de redonner des égards à l’attente, à la composition. En travaillant sur l’infiniment petit, des semences, dans « Portraits de graines», il révèle une nature insoupçonnée et interroge la déconnexion profonde de l’homme à son environnement.
Thierry Ardouin est cofondateur de Tendance Floue (1991).
Photographe depuis plus de vingt ans après des études universitaires en Art et en photographie. D’assistant il passe très vite grand reporter pour un groupe de presse puis devient indépendant au début des années 2000 alternant prises de vue en studio et reportages sur le terrain. Son approche sensible et son attirance pour une esthétique du bien et du beau-manger l’amènent très vite à côtoyer les grands noms de la gastronomie française et internationale. S’amusant du clair-obscur comme du plein soleil, entre délicatesse et flamboyant, il dessine par l’image une identité visuelle singulière pour chaque personnalité. En dehors de la communication pour les étoilés dont il a gagné la confiance, Philippe Vaurès collabore régulièrement pour des magazines et les maisons d’édition spécialisés dans la gastronomie.
Cristina Jacob est née et a grandi à Lisbonne où elle a étudié la photographie. Elle est venue à Londres pour poursuivre ses études. La photographie a été alors éclipsée par un emploi à temps partiel qui s’est transformé en un poste de directeur financier à temps plein dans l’hôtellerie-restauration. Il y a deux ans, Cristina a décidé de revenir à la passion originale qui l’avait amenée en Angleterre. Elle a abandonné sa carrière financière, est retournée à l’école et est actuellement en dernière année à la British Academy of Photography, se concentrant sur ses deux grands amours : la photographie et la nourriture.
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